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Présidentielle 2017 : les Français et la Protection Sociale

15/03/2017

Ipsos / Sopra Steria se sont intéressés, pour France Télévisions et Radio France, aux rapports des Français à la Protection Sociale et sa place dans la campagne Présidentielle.


UN SYSTÈME QUI FONCTIONNE PLUTÔT BIEN MAIS QUI A BESOIN D’ÊTRE AMÉNAGÉ (SANS ÊTRE BOULEVERSÉ), NOTAMMENT POUR LUTTER CONTRE L’ASSISTANAT

Pour les deux tiers des Français (65%), le système de protection sociale fonctionne « bien » aujourd’hui en France. Ce satisfecit global n’empêche pas certaines critiques d’émerger. Les trois quarts des sondés (78%) estiment ainsi plus contribuer au système qu’ils n’en bénéficient, et 68% jugent que le système actuel « décourage les gens de faire des efforts ». Très présentes à droite, ces critiques n’en rencontrent pas moins un fort écho chez les électeurs de gauche. Parallèlement, sept Français sur dix (71%) jugent que la priorité en matière de réforme de la protection sociale concerne la lutte contre l’assistanat, quand seulement 29% mettent en avant le fait d’aller vers plus de solidarité.

Par ailleurs, 62% des Français regrettent le faible niveau des remboursements en matière de santé, un chiffre qui n’atteint que 30% en ce qui concerne le niveau des prestations sociales. Enfin, si l’efficacité du système de protection sociale pour réduire les inégalités est mis en doute par un Français sur deux (48%), seuls 38% souhaitent développer le recours au secteur privé en la matière. Plus globalement, un quart des personnes interrogées (26%) juge que le système doit être « réformé en profondeur », quand 72% se révèlent favorables à un simple aménagement sur certains points.

UN ENJEU IMPORTANT DE LA CAMPAGNE ET UN BON ACCUEIL DE LA PLUPART DES PRINCIPALES PROPOSITIONS DES CANDIDATS

Pour une majorité de Français, le thème de la protection sociale doit occuper « une place importante » dans la campagne (58%), alors que 37 % considèrent qu’il s’agit d’un enjeu « prioritaire » (notamment au sein des électorats de J.-L. Mélenchon et de B. Hamon). Dans ce contexte, la plupart des propositions des candidats sont approuvées, souvent assez largement : 76% approuvent la suppression des allocations chômage pour ceux qui ne recherchent pas activement d’emploi ou refusent plus d’une fois une offre raisonnable (dont une courte majorité des électeurs de Jean-Luc Mélenchon ou Benoît Hamon) ; 70% se déclarent pour la limitation de l’Aide Médicale d’Etat aux cas urgents (dont près d’un électeur de gauche sur deux) ; 63% approuvent l’ouverture des droits au chômage pour le salariés qui démissionnent de leur plein gré, dont un électeur de François Fillon sur deux. Au final, seuls le recul de l’âge de départ à la retraite à 65 ans et la création progressive d’un revenu universel d’existence sont majoritairement rejetées, respectivement par 62% et 63% des Français.

Enfin, les principaux candidats bénéficient presque tous d’un niveau de confiance très proche en matière de protection sociale : 44% des Français ont confiance en Emmanuel Macron sur le sujet, 40% pour Jean-Luc Mélenchon, 39% pour Benoît Hamon et 38% pour Marine Le Pen. François Fillon apparaît plus en retrait, avec seulement 26% des Français qui lui accordent leur confiance sur cette thématique.