Se connecter

Mot de passe perdu ?

Entrez votre adresse email pour réinitialiser votre mot de passe.

Votre demande a bien été prise en compte.
Vous allez bientôt recevoir un email pour réinitialiser votre mot de passe.

Selon les capitaines d'industrie britanniques, le monde des affaires subit déjà les conséquences du Brexit

10/02/2017

Publiée chaque année par Ipsos MORI (UK), la dernière étude "Captains of Industry" révèle qu'au moment des entretiens, 58 % des chefs d'entreprise avaient l'impression que, depuis le référendum, la décision de sortir de l'UE avait eu un impact négatif sur leur entreprise. Pour un tiers des capitaines (31 %), le Brexit n'a pas eu de conséquence sur la situation de leur entreprise et 11 % jugent qu'il a eu un impact positif.

Les chefs d'entreprise du FTSE 500 prévoient une dégradation de la situation de leur entreprise au cours des 12 prochains mois. Deux tiers (66 %) ont le sentiment que leur entreprise se retrouvera dans une situation plus négative après le Brexit, alors que seulement 13 % estiment qu'il aura un impact positif. Les données suggèrent cependant une amélioration, à long terme : un tiers des personnes interrogées (32 %) pensent en effet que la sortie de l'UE pourrait avoir un impact positif sur leur entreprise d'ici cinq ans et 45 % s'attendent à un impact négatif.

84 % des chefs d'entreprise interrogés ont indiqué être "d'accord"/"entièrement d'accord" avec le fait que « la manière dont le gouvernement gérera les négociations sur le Brexit est essentielle pour [leur] entreprise ». La moitié des sondés (50 %) ont cependant affirmé douter de la capacité du gouvernement à négocier les meilleurs arrangements possibles pour les entreprises britanniques, avec l'UE.

Malgré les incertitudes actuelles, la majorité des chefs d'entreprise (96 %) sont convaincus que leur entreprise saura s'adapter aux conséquences de la sortie de l'UE. Plus de deux tiers d'entre eux ont déjà pris des mesures en réaction aux résultats du référendum sur le Brexit. 30 % n'ont pour l'instant rien fait suite à la décision de sortir de l'UE. Parmi les entreprises qui ont commencé à agir : 14 % des capitaines d'industrie ont indiqué mettre en place des plans d'urgence/analyser l'impact de l'issue des différentes renégociations, 10 % vont s'installer hors du R.-U., 7 % étudient la variation/stabilité des devises et 7 % ont pour leur part indiqué rassurer leurs collaborateurs étrangers.

Pour les chefs d'entreprise, il est essentiel que le Royaume-Uni obtienne les éléments suivants lors des négociations sur la sortie de l'UE : mouvement/accès à une main-d'œuvre qualifiée (54 %), protection du libre-échange/marché unique (47 %), droits au passeport financier (16 %), contrôle/transparence de l'immigration (13 %), rester un partenaire commercial de l'Europe (9 %) et accord sur les tarifs douaniers (9 %).

Pour eux, les principaux facteurs de réussite de leur entreprise dans un Royaume-Uni post-Brexit sont la réduction du niveau/de la complexité des régulations (86 %) et la facilité à recruter des collaborateurs au sein de l'UE (86 %).

Ben Page, directeur général d'Ipsos MORI, a déclaré :
« Notre étude annuelle menée auprès des dirigeants d'entreprise du FTSE 500 offre une vision unique des préoccupations du monde des affaires concernant le Brexit. Malheureusement, il semblerait que les entreprises du Royaume-Uni souffrent déjà des bouleversements économiques associés à la sortie de l'UE, puisque 58 % des capitaines d'industrie indiquent que le référendum a eu des conséquences négatives sur leur entreprise. Les personnes interrogées estiment que rien ne laisse présager une amélioration de la situation au cours de l'année à venir. Deux tiers déclarent en effet que, selon eux, la situation de leur entreprise s'aggravera au cours des 12 prochains mois.
Cependant, tout n'est pas tout noir. 32 % des personnes interrogées affirment que, selon elles, leur entreprise commencera à ressentir les effets positifs de la sortie de l'UE d'ici cinq ans et le nombre de capitaines pensant que le Brexit continuera à avoir un impact négatif passe à 45 %, pour ce qui est du long terme. Les entreprises sont également prêtes à s'adapter pour survivre et prospérer : 96 % des chefs d'entreprises sont en effet convaincus que leur entreprise saura s'adapter aux conséquences du Brexit.
 »

Fiche technique :
Ipsos MORI (UK) a interrogé 114 personnes travaillant dans les 500 plus grandes entreprises du Royaume-Uni en termes de chiffre d'affaires et les 100 plus grandes en termes de capital engagé. Les participants étaient des présidents, des directeurs généraux, des chefs de direction/chefs de l'exploitation, des directeurs financiers ou d'autres membres du conseil d'administration. Les entretiens ont essentiellement été réalisés en face à face (8 ont été réalisés par téléphone) entre septembre et décembre 2016.

Document associé :